samedi 12 juillet 2014

Bourgeois Bohème

Il y a des gens qui adorent me coller des étiquettes. Je ne sais pas pourquoi (en fait si mais bon). Disons qu'il y a des gens qui aiment les étiquettes parce que ça les rassurent de se moquer des autres pour se donner une contenance face aux vides de leurs choix. Ce n'est pas grave, ça arrive à tout le monde, d'en donner et d'en recevoir. 

Les miennes?
Ces derniers temps celle de gauchiste est plutôt en vogue. Je ris un peu parce qu'à force de fréquenter des gauchistes (des vrais hein!) je me dis que je suis plutôt la droite modérée de l'extrême gauche. Ça non plus ce n'est pas grave, je n'ai pas 40 ans et je peux encore faire d'autres choix (toujours plus à gauche bien sûr). 

Parfois je reçois celle d'écolo. Ça c'est sans doute les sandales avec les chaussettes et la thérapie par les huiles essentielles.

Mais à vrai dire celle que je préfère c'est celle de bobo. Là je sens que parfois ça tient de l'insulte mais qui ne fait pas mouche. Quitte à être le quelque chose de quelqu'un mieux vaut être le bobo que le con? Bien sûr interrogé par la bobo que je suis (supposée être), l'accusateur ne sait pas vraiment me définir (ni par l'accusation ni l'accusation elle-même). Va donc pour le terrible "bobo" et si je ne sais pas comment prendre le bourgeois, je peux me faire aisément à la bohème. Il y en a même pour m'envier (comme quoi).

Et sinon Solange te parle par ici pour en savoir plus. Et assumer en toute quiétude.

vendredi 27 juin 2014

School's out for summer

Le soleil brille, 
l'enfant malade ronflotte dans son petit lit, 
le frigo est plein de bonnes choses, pour la santé, l'environnement et le moral,
le linge sèche, 
le courant d'air qui traverse la maison sent à la fois le burger nature grillé de ce midi et l'odeur du jardin et des fleurs,
les chats trottinent de gauche à droite en cherchant le coin le plus confortable pour faire la sieste.

Tantôt je passerai prendre ma grande à l'école, c'est son dernier jour avant l'été. Peut-être que nous mangerons une glace. 

J'attends le retour du père ce soir, la maison sera alors complète et tranquille. 

J'aime profondément les fins d'année scolaire, 
l'excitation et le repos mérité qui se mêlent,
les projets vagues et les promesses d'après-midi et de douces soirées qui traînent en longueur. 

Le bonheur des choses simples me rappelle mon enfance et son insouciance. 

School's out for summer (but maybe not forever).


mercredi 18 juin 2014

The Grinch Side of Life

Je n'aime pas les gens heureux.
Les simplets du bonheur.
Ceux qui se réjouissent de tout, qui voient le bien partout, qui balaient le fond d'un geste de la main.
Les gens facilement heureux c'est l'abandon de l'esprit critique.
C'est le renoncement à l'effort.
Les gens contents sont ennuyeux, ils ne cherchent rien.
Les gens joyeux vous trouvent grognons.
Et par une (con)vergence dans la force des Bisounours, ils vous aiment, malgré tout.
Il n'y a pas d'échappatoire au bonheur.


jeudi 29 mai 2014

Phenomenal Woman


"There is no greater agony than bearing an untold story inside you"
Goodbye Maya Angelou
 

You may write me down in history
With your bitter, twisted lies,
You may trod me in the very dirt
But still, like dust, I’ll rise.

Does my sassiness upset you?
Why are you beset with gloom?
‘Cause I walk like I’ve got oil wells
Pumping in my living room.

Just like moons and like suns,
With the certainty of tides,
Just like hopes springing high,
Still I’ll rise.

Did you want to see me broken?
Bowed head and lowered eyes?
Shoulders falling down like teardrops,
Weakened by my soulful cries?

Does my haughtiness offend you?
Don’t you take it awful hard
‘Cause I laugh like I’ve got gold mines
Diggin’ in my own backyard.

You may shoot me with your words,
You may cut me with your eyes,
You may kill me with your hatefulness,
But still, like air, I’ll rise.

Does my sexiness upset you?
Does it come as a surprise
That I dance like I’ve got diamonds
At the meeting of my thighs?

Out of the huts of history’s shame
I rise
Up from a past that’s rooted in pain
I rise
I’m a black ocean, leaping and wide,
Welling and swelling I bear in the tide.

Leaving behind nights of terror and fear
I rise
Into a daybreak that’s wondrously clear
I rise
Bringing the gifts that my ancestors gave,
I am the dream and the hope of the slave.
I rise
I rise
I rise.
 
"Still I Rise". 

Lying, thinking
Last night
How to find my soul a home
Where water is not thirsty
And bread loaf is not stone
I came up with one thing
And I don’t believe I’m wrong
That nobody,
But nobody
Can make it out here alone.

Alone, all alone
Nobody, but nobody
Can make it out here alone.

There are some millionaires
With money they can’t use
Their wives run round like banshees
Their children sing the blues
They’ve got expensive doctors
To cure their hearts of stone.
But nobody
No, nobody
Can make it out here alone.

Alone, all alone
Nobody, but nobody
Can make it out here alone.

Now if you listen closely
I’ll tell you what I know
Storm clouds are gathering
The wind is gonna blow
The race of man is suffering
And I can hear the moan,
‘Cause nobody,
But nobody
Can make it out here alone.

Alone, all alone
Nobody, but nobody
Can make it out here alone.
 
"Alone" 


lundi 19 mai 2014

52/52

A portrait of my children, once a week, every week, over a year
The last round. 

Lola: Elle a eu cinq ans. 
Alma: Elle n'a jamais assez de chocolat.

dimanche 18 mai 2014

Bac à sable

"Par la vie, pour la vie" - Ovide Decroly

Chère toi,

reine des bacs à sable, reine de la classe, reine des amitiés qui se font et se défont. Je t'ai croisée hier et je n'ai rien eu à te dire. Il m'est revenu que tu en étais perplexe, troublée ou perdue. Très certainement surprise. Il y aura bientôt vingt ans qu'on ne partage plus les bancs de l'école. Tu as été  de mes bacs à sable de maternelle, de mes primaires et de mes secondaires. En ta présence je me sentais rejetée, manipulée, utilisée, ignorée. Peut-être qu'au milieu de tout ça tu me trouvais sympa, un peu quand même, j'aime encore à le croire. Peut-être n'avais-tu pas conscience que tu étais une méchante fille. Une de celle qui décide si on fait partie ou non du groupe et si on est quelqu'un de bien. A cet âge les enfants pensent encore que leur valeur est celle qu'on leur accorde. Alors moi et nombre d'entre autres on s'est sentit un peu nuls. Un peu à côté de la plaque, pas dans les standards. Parce que les standards tu les dictais bien sûr. Tu avais certainement tes raisons. Peut-être que tu n'étais pas heureuse en famille ou que quelqu'un t'a fait du mal. Peut-être. Mais il y a beaucoup d'enfants qui n'ont pas eu la part facile, comme moi, et qui n'en étaient pas pour autant des meneuses, destructrices de confiance en soi. C'était peut-être aussi ce qui te manquait ou que tu jalousais et nous en priver te rassurait? C'est ce que nos mères nous racontaient en tout cas pour nous consoler de tes vexations quotidiennes. Hier on s'est revues pour la troisième fois en 16 ans. Tu ne te  rappelles pas de la première fois - tiens pourquoi n'en suis-je pas étonnée. La deuxième fois je t'ai trouvée ridicule mais je me suis trouvée tout aussi ridicule d'avoir été blessée pendant toutes ces années. Je t'ai vue et tu m'as fait pitié. Tu étais profondément ordinaire. Je ne t'aurais pas connue auparavant que tu n'aurais pas attiré mon attention. Tu es de ces personnes avec qui je ne sympathiserais pas aujourd'hui, peut-être même que je n'aimerais pas. Et puis hier soir on s'est revues pour la troisième fois. Et je n'ai pas été au-delà du bonsoir de politesse. Je ne me suis même pas embarrassée d'un au revoir. Tu as cru que je te faisais la gueule. Pas même. Comme tu peux être encore si égocentrique après toutes ces années. Toi, toujours toi. Je ne me suis simplement pas embarrassée de feindre un intérêt que je n'ai pas. Et je n'avais pas envie de partager ma vie. Avec toi. Le temps a passé et j'ai changé. J'ai fait de merveilleuses rencontres qui n'ont pas manqué de me dire la fille formidable que j'étais et que je suis toujours. Des gens qui m'ont laissée être ce que je suis et qui m'ont aimée pour cette raison bien précise. Le temps m'a donné la valeur, ma valeur. Alors j'aurais pu te jeter au visage la longue liste des merdes que tu m'as faites et la toute aussi longue liste de mes réussites personnelles. Mais là encore j'ai mûri. Je n'ai rien à prouver ou à démontrer. Si tu veux me connaître il est un peu tard. Tu as eu 14 ans pour le faire. Je suis persuadée que si ces mots se frayent un chemin jusqu'à toi tu n'en comprendras pas grand chose. Sans doute en seras-tu choquée et, te connaissant, un peu flattée (ravie même de prendre ton air ingénu en l'évoquant avec tes amis autour d'un verre de vin - tu sais que j'ai raison).  Mais finalement même ce titre de reine de bac à sable ne résiste pas aux marées. Des années plus tard ton aura a disparu en emportant tout le mal que tu as pu faire. Il ne reste que toi. Et tu m'indiffères.

Si je prends le temps ce soir d'écrire ces quelques lignes c'est pour deux autres petites filles que je connais mieux que personne parce que je les ai mises au monde. Chaque jour je leur rappelle leur valeur et leur beauté. Je les accompagne dans leur épanouissement au monde. Je les encourage à s'ouvrir aux autres, à jouer, à rire, à se montrer tolérantes et à donner une chance à tous. J'ai retenu ma leçon. 

lundi 12 mai 2014

51/52


A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Elle cueille les fleurs jaunes parce que sa maman les aime vraiment beaucoup et qu'elle aime sa maman.
Alma: Un père, une fille et un homard.

mardi 6 mai 2014

50/52


A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Fille à papa...
Alma: ...chez Nonna.

jeudi 24 avril 2014

48-49/52


A portrait of my children, once a week, every week, over a year
An Easter Special

Lola: Quand tu attends patiemment / Quand tu me regardes vraiment
Alma: Sa première côte Belge / Sa première glace

lundi 7 avril 2014

47/52


 A portrait of my children, once a week, every week, over a year 

Lola: ...aime raconter des histoires...qu'on aime écouter...
Alma: ...aime manger...autant qu'on aime la regarder faire...

dimanche 30 mars 2014

46/52


A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Frozen Cover
Alma: Rent' ta langue!


mardi 25 mars 2014

45/52


A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Ô ma fille.
Alma: Ziggy Stardust Morning Babe.

dimanche 16 mars 2014

43-44/52





A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Premier rayon de Mars / Et puis j'ai pensé à Jane Austen
Alma: Elle souffle sur le chat / Check da' sista'



mardi 4 mars 2014

42/52

 
A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Commedia dell'arte
Alma: Because it's like that and that's the way it is

lundi 24 février 2014

41/52

A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Ballerine
Alma: Iris

lundi 17 février 2014

40/52

A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Parfois j'aperçois fugacement l'adolescente ou la jeune fille et mon coeur fait des bonds
Alma: Happy Camper

lundi 10 février 2014

39/52

A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Déjeuner
Alma: Oooooooh

lundi 3 février 2014

38/52

 A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Attitude
Alma: Curviligne

lundi 27 janvier 2014

37/52

A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Serge Lama
Alma: Apprendre une douche

lundi 20 janvier 2014

36/52

 
A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Le troisième oeil
Alma: Harmonica et chocolat

vendredi 17 janvier 2014

Malaise

Chers et chères Ministres,
Chers et chères concitoyens, concitoyennes,
Amis lecteurs,
Sombres inconnus,

Permettez que je prenne quelques lignes pour faire la donneuse de leçon, la travailleuse en colère et me payer le luxe d'une petite carte blanche toute personnelle. Je vais une fois de plus parler d'enfants, non des miens, mais ceux des autres. Peut-être le vôtre, celui d'une de vos connaissances, très certainement un enfant de notre société. Une société fort peu maternante et contenante. Serait-ce même poussif de dire une société maltraitante? Et si tel est le cas, nos politiques en sont les complices voire les responsables. Et font de moi une complice tout autant qu'eux en m'obligeant à exercer mon travail dans ces conditions.

Je l'aurais bien écrit sur le ton à Florence Forresti celui-ci (vous pensez bien que dans le social il y a matière à rire) mais parfois l'heure est grave. Et le cri désespéré.

Il m'arrive de lire les commentaires en dessous des articles de presse sur le net qui concernent mon secteur professionnel (je sais, c'est bête). Une fois la rage et la colère passées, je me sens terriblement triste de constater que ces commentaires stupides et parfois violents sont avant tout le reflet d'une méconnaissance complète du secteur de l'Aide à la Jeunesse et de ses arcanes. Difficile de jeter la pierre au quidam de service quand on peut se demander si la ministre en charge (celle-ci ou les précédentes à vrai dire) sait elle-même de quoi il s'agit. Un petit tour pour mourir moins bête?

Les Services d'Aide à la Jeunesse s'adressent aux nouveaux-nés, aux bébés, aux enfants, aux adolescents et à leurs parents, responsables premiers de ces chères petites têtes blondes, brunes, crépues, rasées, sales, pleines de poux ou fleurant bon les bonbons. Ces enfants et leurs familles traversent des difficultés plus ou moins graves voire sont en danger. Notre rôle est d'évaluer, orienter et coordonner l'aide vers les services ad-hoc. C'est une aide spécialisée ce qui signifie que cette intervention se fait lorsque les services de premières lignes ont échoué à répondre à ces drames du quotidien. Nous soutenons, encourageons, négocions cette aide parce que nous travaillons dans la collaboration. Point n'est question ici de forcer une aide dont les gens ne voudraient pas ou n'en comprendraient pas le sens. Il peut arriver qu'une situation de danger grave et imminent ne trouve pas d'issue favorable dans ce cadre. Le Tribunal de la Jeunesse et le SPJ peuvent alors prendre le relais à leur manière, par la contrainte, ce qui n'exclut en rien le dialogue. Cela peut être salutaire comme cela peut être un échec.

Pourquoi? Parce que le public, les gens, les familles ET les travailleurs sont humains. Aucun système n'est infaillible quand il touche à l'humain, notre nature est faite ainsi. Autrement dit les enfants battus peuvent être loyaux, les parents présentant des pathologies psychiatriques ne sont pas toujours dans la réalité du système qui les interpelle, que les priorités de la survie font parfois l'impasse sur l'éducation, le bon sens (mais pas le sens pratique) et entraînent ces personnes fragilisées vers des routes improbables à nos yeux. Il n'est jamais possible de prévoir les actes des uns et des autres. Nous pouvons anticiper mais cela reste de l'ordre de la supposition et de l'espoir. De l'ordre de la confiance aussi. Et dans la vraie vie il arrive qu'un enfant meurt à peine quelques heures après avoir été vu par son délégué. Et cela même quand toutes les procédures sont respectées et les dossiers à jour. Non, on ne peut pas retirer tous les enfants à leurs parents imparfaits au nom du principe de précaution. Et même si nous le pouvions, nous n'aurions pas les moyens de les prendre en charge (restons logiques à défaut d'être censés). Est-ce là la société que nous souhaitons? Un contrôle absolu de l'individu? Il faut accepter ce fait (ce n'est pas une idée mais une réalité): le risque zéro n'existe pas. Ce qui peut être changé ce sont les moyens octroyés aux services d'aide. De véritables aides comme des outils de travail, des équipes plus nombreuses, des places d'accueil, des réponses administratives moins lentes et pointilleuses, des remplacements. Pas en surnombre - nous ne sommes pas exigeants à ce point là - parce que notre aide n'a pas comme sens de colmater la brèche hémorragique. Enfin, ne devrait pas. Notre travail au quotidien dépasse très largement les compétences pour lesquelles nous prenons fonction. Nous courrons au delà de nos terres et suppléons au delà du suppléable.

Aujourd'hui les équipes sont fatiguées de travailler avec des sparadraps qui, vous vous en douterez, n'ont que peu d'effet sur l'hémorragie décrite plus haut. Elles sont fatiguées de travailler parfois sans aucune protection de loi ni de soi-même. Même en faisant l'impasse sur nos bobos personnels (burn out, turn over, remplacements qui n'arrivent jamais, ...) nous sommes parfois pris dans de ridicules questions pratico-pratiques. La réalité du terrain c'est bête à dire mais parfois c'est une imprimante pour vingt-cinq intervenants, pas de répondeur téléphonique, des difficultés pour obtenir un agenda, c'est le manque de feuilles pour écrire, le manque de papier dans les toilettes, c'est un ascenseur sur trois pour cinq étages. Ça et tout le reste. Les travailleurs sont eux-mêmes dans une situation précaire. Et malgré tout, mes collègues font un travail formidable, admirable et trouvent parfois des solutions inattendues mais des "solutions" parce qu'il n'est pas question de laisser tomber.

Vous aurez peut-être entendu parler de la grève de ce 17 janvier 2014. C'est une action un peu désorganisée dans son démarrage mais qui fait suite à l'intrusion (une nouvelle fois) dans notre monde de celui du judiciaire. Non pas que nous soyons au dessus des lois et si manquements il y a, ils doivent être mis en lumière. Ces irruptions ne sont sans doute pas nouvelles mais elles ont cette tendance à devenir de plus en plus récurrentes. Et elles laissent dans la bouche du travailleur un goût amer. Cette impression qu'une société décadente et démissionnaire se cherche un coupable et que ce coupable c'est nous. Ne pas nous donner les moyens de mettre en place des aides respectueuses, nous raboter le peu de moyens que l'on a encore et puis se tourner vers nous quand il faut s'assurer que nous ne sommes pas les responsables des actes des jeunes et des familles que nous suivons, c'est trop. Trop is te veel.

Aujourd'hui on expulse, on privatise, on rogne les budgets de l'enseignement, de la culture, des allocations familiales, du chômage, on stigmatise. Nous créons une précarisation financière, sociale et intellectuelle. C'est une politique globale de repli sur soi qui refuse d'assumer ses responsabilités et qui nous lâche. Faut-il le rabâcher encore et encore mais les enfants d'aujourd'hui seront les adultes demain. Hypothéquer leur futur c'est hypothéquer le notre. Faire l'économie sur le dos des parents serait tout autant une erreur qu'il convient de ne pas minimiser. Être un parent qui n'a rien à offrir ou à perdre c'est être un parent qui n'a rien à transmettre. L'humiliation, le rejet et l'enfermement ne sont pas des réponses à la souffrance.

On est pas sympas parce qu'on fait grève. On sanctionne notre public déjà fragilisé. Certes. Mais c'est un paradoxe qu'il va falloir assumer. Comment offrir une aide valable sans de véritables moyens pour la mettre en place? Respecter notre public c'est aussi se battre pour lui. Et pour nous. Et puis pour vous aussi. Nous partageons cette société. Si notre cause vous indiffère, pensez à vous-même alors. Demandez-vous qui s'occupe de vos moches, vos dingues, vos maltraités, vos délinquants en devenir, vos enfants abusés. Ceux que les politiques abandonnent chaque jour un peu plus. Et nous avec.

lundi 13 janvier 2014

35/52

A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Reine des princesses
Alma: Princesse de la Reine

lundi 6 janvier 2014

34/52

 A portrait of my children, once a week, every week, over a year

Lola: Elle danse auprès de son arbre
Alma: Elle cherche le chat

mercredi 1 janvier 2014

Dans le sens contraire de la marche

 “Why fit in when you were born to stand out?”

Bienvenue 2014.  Non pas que 2013 ait été particulièrement pourri mais chargé, dense, intense et pas toujours dans le sens le plus agréable. Alors le changement, pourquoi pas? (avec ou sans mon accord 2014 est là à vrai dire). Ce n'est pas un jour sur le calendrier qui va tout y faire mais à défaut de bonnes résolutions que je ne tiendrai pas, je me rafraîchis la tête. Et Frais du jour va prendre un peu le large parce que sous la douche il y a une phrase qui s'est imposée à moi, "dans le sens contraire de la marche". Peut-être parce que souvent j'agace, je ne souris pas beaucoup à la fête et j'ai la critique facile. Il y a des gens qui pensent que je ne fais que râler et que je suis un peu méchante aussi. 2014 sera l'occasion de ne détromper personne. Surtout pas les gens qui m'aiment. J'irai à mon habitude, dans le sens contraire de la marche. Et si certains feront la soupe à la grimace, d'autres auront vite fait de s'apercevoir que ce sens n'est pas si contraire, tout comme moi. Tant qu'à y faire, c'est une petite résolution quand même.

lundi 30 décembre 2013

33/52

A portrait of my children, once a week, every week, in 2013

Lola: Les yeux noirs
Alma: Lecture matinale

Les derniers portraits de 2013, mais pas du 52 Project. J'ai décidé de poursuivre sur une année complète parce que 33/52 ça laisserait une impression de trop peu.

samedi 28 décembre 2013

Emergency Exit

“I like nonsense, it wakes up the brain cells. Fantasy is a necessary ingredient in living.”
Dr. Seuss
Juste au cas où certaines mères se sentiraient terriblement mal de ne pas chanter Joy To The World en torchant le moutard ou en cuisinant le traditionnel purée-steak haché en cette période de congés scolaires, j'écris ces quelques mots. Car bien que mon coeur fonde en contemplant ces deux merveilles de beauté et de vivacité que sont mes filles, ces moments Lila Pause sont entrecoupés de périodes de profond ras-le-cul où j'envisage très sérieusement de fuguer. J'aimerais que ce soit pour aller boire des mojitos bien tassés ou un blanc bien sec en grillant clope sur clope. Même pas. Il s'agit d'une fuite gratuite.

Parce que parfois j'ai envie d'avoir la paix. Ni cris, ni pleurs, ni réclamations, ni câlins, ni "bras", ni questions, ni miaulements - ça aussi. Parce qu'il m'arrive d'avoir envie de chier toute seule, la porte fermée.

Demain est un autre jour.

lundi 23 décembre 2013

32/52


A portrait of my children, once a week, every week, in 2013

Lola: elle réclame / Cowgirl en pyjama
Alma: elle griffonne / Miss mandarine

Extra spécial Noël, monochromes prises par le papa

vendredi 20 décembre 2013

Round Up #2 - chronique de mère

Petit tour d'horizon, plantée sur ma chaise, les yeux perdus dans le net. Mince, ça parle maternité, enfant et jouet. Plutôt de saison du côté de chez moi. J'oblige personne.

A year of parenting de Grant Snider est un clin d'oeil à mon sens plutôt juste en quelques cases sur ce que devenir parents change dans nos vies.

Echolalia  de Timothy Archibald est un remarquable projet documentaire, plutôt unique, entre un père et son fils autiste. Ce travail semble avoir été l'occasion pour ce père de construire des ponts entre lui et Eli, entrer dans son esprit et découvrir ce qui le fait vibrer. Ce travail n'est pas le simple shooting par le père de son fils mais une collaboration entre eux sur de brefs moments, programmés. L'un et l'autre on pu échanger  - à leur manière - autour de cette prise d'images d'Eli et des objets avec lesquels il entretient une relation fétichiste.

Toy stories  de Gabriele Galimberti est une chronique imagée des enfants et de leurs jouets à travers le monde. Une façon de prendre conscience de l'universalité du jouet, quel que soit la pauvreté ou la richesse, au travers du sens qu'il a pour l'enfant (la possession, la protection, le lien au parent, ...). Certains de ses autres projets photos valent le coup d'oeil.

Amazing parents ou comment des parents créatifs font rêver leurs enfants et marrer les plus grands.

Emily on Scary Mommy c'est un chouette billet sur le regard que les mères se portent entre elles, des plus rôdées sur les plus jeunes bien sûr (de qui se moque-t-on?). Mais Scarry Mommy c'était d'abord les chroniques personnelles d'une mère au foyer dont le blog est devenu avec le temps celui d'une communauté de parents unis autour d'une idée principale: la parentalité n'a pas besoin d'être parfaite! Aujourd'hui le site web permet aux mères de déposer des confessions de manière anonyme (The Confessional) sans que jugement il y ait (alleluia!). C'est bien sûr aussi un lieu d'échanges entre elles sur des sujets variés (les bébés agités, les plus grands regrets pré-maternité, les belles-mères insupportables et le reste) et le blog original, écrit par Jill (et d'autres auteurs) existe toujours.

Bump du blog The Food of Love est un coup de coeur. En fait ce blog entier est un coup de coeur mais je l'ai découvert avec cette histoire imagée de la naissance (preview à la sortie de son livre). Les sujets abordés me parlent et j'aime plutôt cette vision ouverte des questions touchant à la maternité.  

Clic!

mercredi 18 décembre 2013

31/52

A portrait of my children, once a week, every week, in 2013
Lola: son beau sapin
Alma: tranquille